N. VIIII. LE SAGE OU LE CHERCHEUR DE VÉRITÉ & DU JUSTE

Le N. IX. Représente un Philosophe vénérable en manteau long, un capuchon sur les épaules : il marche courbé sur son bâton, & tenant une lanterne de la main gauche. C’est le Sage qui cherche la Justice & la Vertu.

On a donc imaginé d’après cette peinture Égyptienne, l’Histoire de Diògène, qui la lanterne en main cherche un homme plein midi. Les bons mots, sut-tout les Épigrammatiques, sont de tout siècle : & Diògène étoit homme à mettre ce tableau en action.

Les Cartiers ont fait de ce Sage un Hermite. C’est assez bien vu : les Philosophes vivent volontiers en retraite, on ne sont guères propres à la frivolité du siècle. Heraclide passoit pour fou aux yeux de ses chers Concitoyens : dans l’Orient, d’ailleurs, se livrer aux Sciences spéculatives ou s’Hermétiser, est presque une seule & même chose. Les Hermites Égyptiens n’eutent rien à reprocher à cet égard à ceux des Indes, & aux Talapoins de Siam : ils étoient ou sont tous autant de Druides.

 Court de Gébelin, Antoine. Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne

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