XI – LA FORCE

RELIGIO NATURALIS – La religion naturelle existe et emplit le monde. Ses eaux émanent du trône de Dieu, car, en emplissant les êtres de l’espérance et de la foi prodigieuses qui sont au fond de l’élan vital, elles ne peuvent prendre leur source que de la présence immédiate de Dieu.

La nature est au fond surnaturelle, est donc une proposition profondément vraie. Car la vie, naturelle et surnaturelle, a toujours la même source. La source de toute vie est la Religion, inconsciente ou consciente, c’est-à-dire la perception de la Présence et la réaction à la Présence.

La nature déchue a aussi son mystère inconscient, c’est-à-dire son instinctivité collective de perception (ses eaux) et son instinctivité collective de réaction (ses animaux).

Il y a donc dans le monde deux manières différentes de parvenir à la conviction : on peut être illuminé par la clarté sereine de la contemplation, ont peut aussi être entraîné par le fleuve électrisant des arguments passionnés tendant vers un but désirés.

Il y a dans le monde deux sortes de Foi, deux sortes d’instinctivité, deux manières différentes de voir le monde, deux manières différentes de le regarder. Il y a le regard ouvert et innocent qui ne désire que refléter la lumière – qui ne veut que voir – et il y a le regard scrutateur, qui cherche à trouver et saisir la proie désirée.

Le mystère de le Force (Shakti du Tantra) ce qui meut la nature déchue et non déchue, et que la notion de force revient au principe de réaction qui implique la perception qui précède, les deux se résument dans deux figures féminines.

La première est l’âme de la nature cosmique (Soleil, Lune et Étoiles) non déchue et la dernière est l’âme de la nature terrestre (or, pierres, perles et bêtes) déchue. La première est mère; la deuxième est prostituée. L’une est perception de ce qui est en haut et réaction à ce qui est ainsi perçu par sa réalisation (enfantement); l’autre est perception horizontale (prostitution) et réaction à ce qui est perçu par jouissance stérile (coupe remplie d’abominations de sa prostitution). L’une est Vierge-Marie et l’autre la Grande Prostituée de Babylone.

La Nature naturante, la Religion naturelle, la Femme enveloppée du Soleil, la Lune sous ses pieds, une couronne de douze étoiles sur sa tête, la Vierge Sophia était présente en Marie et c’est ainsi que la nature non déchue donna naissance au Verbe divin.

La Vierge est le principe de la Force, c’est-à-dire le principe coopérateur dans la réalisation des actes supernaturels du Saint-Esprit. Cela signifie que la Magie divine n’agit pas contre la nature non déchue, mais qu’elle coopère avec elle. Le Soleil, la Lune et les Étoiles prêtent donc leur concours aux actes de la Magie divine visant à la Résurrection. S’il n’en était pas ainsi, si la nature vierge ne participait pas aux actes de la Magie divine, c’est-à-dire des miracles, ceux-ci devraient être toujours des créations nouvelles ex nihilo et non pas des transformations, des transmutations et des guérisons.

La Force et le Bateleur sont placés sous le signe du rythme, de la Respiration de l’Éternité. Le signe et que les deux manifestent deux aspects d’un seul principe : d’une part que l’effort signale la présence d’un obstacle et d’autre part, que l’intégralité de l’attention aussi bien que l’intégrité du naturel excluent la division intérieure, donc tout obstacle ou effort. De même que la concentration parfaite a lieu sans effort, de même la Force véritable agit sans effort. Or le Bateleur est l’Arcane de l’intégralité de la consciente, de la concentration sans effort; la Force est l’Arcane de l’intégralité naturelle de l’être, du pouvoir sans effort.

Il y a deux principes qu’il faut comprendre et distinguer lorsqu’on veut approfondir l’Arcane de la Force. L’un est le principe du Serpent et l’autre est celui de la Vierge. Le premier est l’opposition dont provient la friction qui produit l’énergie. L’autre est la concordance dont dérive la fusion qui engendre la force.

C’est par la fusion des opinions, et non de leur choc – que lui la vérité. La con-versation le processus de verser ensemble – est l’opposé même de la controverse, du processus de verser de verser contre. La conversation est l’opération fait appel au centre transcendant qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Si l’électricité est due à l’antagonisme des contraires alors que la Vie est la fusion des polarités.

La Virginité, c’est l’obéissance au Divin; elle est donc en harmonie et en coopération avec lui. La Vierge est l’âme de la vie, c’est-à-dire de la Force qui ne contraint rien, mais qui meut tout. Et le Lion de la Lame XI obéit à la Force de sa propre vie, à l’impulsion profonde du tréfonds de son propre être, lorsqu’il doit obéir à la Vierge qui ouvre sa gueule.

La langue grecque désigne la vie par Zoé et Bios. Zoé est la vie vivifiante et Bios la vie dérivée. La Zoé est donc la source et le Bios ce qui coule étant sorti de la source. C’est le Bios qui coule de génération en génération; et c’est la Zoé qui vient combler l’individu en prière, en méditation, en acte de sacrifice, et dans la participation aux Saints Sacrements. La Zoé est la vivification d’en haut dans le sens vertical; le Bios est la vitalité qui, bien qu’issu de la même source d’en haut passe dans l’horizontale de génération en génération.

Le fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, le fruit de la polarité des contraires, est l’électricité qui comporte l’épuisement, la mort. La mort est le prix à payer pour la connaissance du Bien et du Mal, c’est-à-dire le prix de la vie dans les contraires.

La Force c’est la Virginité

Au point de vue de la Terre, la Virginité est l’obéissance complète du corps à l’âme.

Au point de vue du Purgatoire, elle est l’obéissance complète de l’âme au souffle de l’Éternité ou Chasteté.

Au point de vue du Ciel, elle est la réceptivité absolue envers le Divin ou Pauvreté.

La Virginité est donc l’unité de ce qui est en haut et de ce qui est en bas, et c’est elle qui est la Force, c’est-à-dire l’action consonante des trois mondes, Car la Force «de toute fortitude du fort» est l’unité des trois mondes dans l’action où le Divin, le Coeur et le Corps sont unis.

On rencontre inévitablement la Sainte Vierge quand on atteint une certaine intensité dans l’aspiration spirituelle et quand cette aspiration est authentique et pure.

Cette rencontre signifie, outre l’illumination et la consolation qu’elle comporte la protection contre un danger spirituel tr grave, car celui qui avance dans le sens de la Profondeur et de la Hauteur dans le domaine de l’Invisible arrivera un jour à la sphère connue par les ésotéristes sous le nom de la zone du mensonge. Cette zone entoure la terre comme une ceinture de mirages mensongers. Les prophètes et l’Apocalypse la désignent comme Babylone. L’âme de la Reine de cette zone est en effet Babylone, la Grande Prostituée qui est l’adversaire de la Vierge.

On ne peut traverser cette zone sans être enveloppé de pureté parfaite, sans la protection du manteau de la Sainte Vierge.

L’union fait la Force est l’alliance des volontés individuelles dans la poursuite d’un but commun. C’est la formule de l’accroissement quantitatif de la Force.

Quant à la force ordinaire, il y aurait lieu de dire : «unité est la Force», parce qu’on est fort qu’en tant qu’il y a unité de l’Esprit, de l’Âme et du Corps, c’est-à-dire en tant qu’il y a de la Virginité. Ce qui nous rend faible, c’est la division intérieure, le fait que nous servons deux ou même trois maîtres à la fois.

La Table d’Émeraude parle de deux aspect de la Force : elle vainc toute chose subtile et pénètre toute chose solide.

  1. Elle vainc toute chose subtile. Ce qui équivaut donc au changement des forces mentales, psychiques et électriques opposées, en forces amies et alliées. Les «choses subtiles» à vaincre sont les forces intellectuelles basées sur le doute, les forces psychiques basées sur la jouissances stériles et les forces électriques basées sur la puissance. Le doute, la jouissance stérile et la puissance constituent l’ensemble technologique de la Tentation.

    Si productif qu’il soit dans le domaine scientifique, le doute nous rend borgne en nous détournant de notre œil supérieur, de son message, de son témoignage.

    La vie spirituelle authentique exige le sanctuaire inviolable de la privauté, ce qui n’a rien de commun avec les secrets initiatiques ou autres sociétés secrètes, dont les secrets d’ailleurs deviennent inévitablement ceux de Polichinelle.

    Puis la jouissance stériles; le plaisir de est la chose la plus périphérique et superficielle sur l’échelle du bonheur plaisir-joie-félicité-béatitude. Il joue dans la tentation de l’âme, le même rôle que le doute dans la tentation de l’esprit. Le plaisir ou jouissance stérile réduit l’âme à l’impuissance, à l’état de passivité.

    La Puissance, enfin, mais il y a puissance et Puissance. L’une asservit et l’autre libère. L’une contraint et l’autre inspire.

    La vraie Puissance apparaît toujours comme impuissance. Car elle est toujours due à une sorte de crucifiement. La fausse puissance crucifie les autres, car elle ne connaît que la croissance qui s’opère aux dépends des autres.

    La tentation de la Puissance consiste à y substituer la puissance de la contrainte ou Électricité à celle de la libération de l’inspiration et de la guérison, ou vie Zoé.

    La Magie Sacrée n’opère qu’avec les courants de la Vie, Zoé spirituelle, psychique et physique. Ses armes- telles les épées de l’Archange Michael et du Saint-Chérubin, Gardien de la Porte d’Éden – sont des gerbes, des rayons de Vie, dont l’intensité est telle qu’elle fait fuir quiconque est opposé à la Vie, ou ne peut supporter supporter son intensité. Par contre, elle attire et vivifie quiconque aspire à la Vie et peut supporter son intensité.

    C’est de l’impuissance millénaire envers l’abus de la liberté, donc le crucifiement millénaire, qui est la source de la puissance concentrée dans l’épée de l’Archistratège Michael. C’est aussi l’impuissance divine vis-à-vis de la liberté humaine qui choisit le chemin de la chute qui alimentait et concentrait l’épée flamboyante du Chérubin, gardien de la Porte d’Éden.

    Chacun de nous doit choisir entre la Puissance de la Crucifixion et celle de la contrainte. Préférons-nous prier ou ordonner?

  1. Elle pénètre toute chose solide

La solidité est l’expérience de l’obstacle à la liberté de nos mouvement.

La Force ou la Virginité pénètre tout obstacle par l’action émolliente, donc contraire à celle de l’explosion. Face à un obstacle mental présenté par un système intellectuel rigide, la Force ne s’occupera pas de la structure mentale elle-même mais fera entrer son souffle dans le cœur de la personne. Sa structure mentale, étant mise en mouvement – non par le doute, mais par l’élan créateur perdra sa rigidité et deviendra liquide. C’est ainsi que s’opère la liquéfaction des formations mentales cristallisées.

C’est encore l’action émolliente qui effectue la transformation d’un complexe rigide en sensibilité par le Souffle de la Vie.

La sclérorisation est le processus graduel de l’aliénation du corps envers l’âme et l’esprit. La sclérose est donc la mort même à l’œuvre pendant la vie et modifiant, peu à peu, le corps vivant en cadavre.

Il y a cependant deux façons de mourir. L’une est celle où le corps se refuse à servir d’instrument à l’âme (sclérose); l’autre est celle où le principe qui vivifie et anime le corps se retire et fait défaut au corps. C’est alors que l’âme qui quitte le corps.

Il y a plusieurs façons de dormir. Il y a sommeil et sommeil. La kabbale décrit ce qui se passe pendant le sommeil des justes, pendant le sommeil des gens ordinaires et pendant le sommeil des pécheurs, mais il n’y a personne qui ne le sache d’expérience certaine. On surgit du sommeil de la nuit en des états divers, non seulement de santé, mais aussi d’âme. Si les réveils diffèrent du noir au blanc, c’est parce que les sommeils diffèrent tout autant.

Il y a plusieurs façons de mourir. La Kabbale décrit une échelle entière des façons de mourir dont le sommet serait la mort due au baiser de l’Éternel. Une extase consciente ou inconsciente serait la cause la plus sublime de la mort.

La Force, Zoé, qui conserve les vaisseaux sanguins souples par son action émolliente, et qui rend possible la mort naturelle comme suite de «l’extase naturelle» ou le recueillement des forces vitales en haut.

Or, la Force a deux aspects, celui de l’électricité et celui de la vie, de la lutte et de la coopération. Ces deux aspects correspondent à Nahash, le Serpent et à la Vierge. Les occultistes de l’école de Lévi considèrent le Serpent comme le grand agent magique par excellence et s’occupent guère de la Vierge qui est pourtant le principe de Magie sacrée.

Pour atteindre les sources authentiques de la vie profonde, il faut chercher la pensée profonde, c’est-à-dire la méditation; il faut chercher le sentiment profond, c’est-à-dire la contemplation; il faut chercher la volonté profonde au-delà des désirs et des envies, c’est-à-dire l’ascèse. C’est ainsi que se gagne la participation consciente à la vie spirituelle authentique et c’est ainsi que ses sources deviennent accessibles.

La Vierge, la Force de notre Arcane, est le principe du printemps, c’est-à-dire de l’élan créateur spirituel et de la floraison spirituelle.

Or, le malaise de l’Occident vient de ce que l’élan créateur lui fait de plus en plus défaut. La Réforme, le rationalisme, la Révolution française, la foi matérialiste du XIX e siècle et la révolution communiste signifiaient qu’un peu partout on tournait le dos à la Vierge. Par conséquent, les sources de l’élan créateur spirituels se tarissent, l’une après l’autre et qu’une aridité croissante se manifeste dans tous les domaines de la vie spirituelle de l’Occident.

L’Hermétisme chrétien a pour principe de base, non seulement le Commandement Tu ne tueras point, mais aussi Honores ton Père et ta Mère.

Fondement de toute tradition, c’est-à-dire de toute continuité dans le progrès, la croissance, le développement et dans l’évolution.

Honorer le Père et la Mère; Pater Noster & Ave Maria, c’est l’esprit et l’âme de la tradition, de la continuation constructive du passé au présent, du vrai progrès à travers les âges, du chemin de la vie, de l’humanité vers la vérité.

La source de la vie spirituelle est dans l’expérience des deux aspects de l’amour : l’amour viril qui prévoit et dirige nos pas vers ce qui est notre bien, et l’amour tendre qui essuie toute larme de nos yeux. Si la tendresse se manifeste chez les hommes, il est impossible que le tréfonds du monde, d’où l’humanité est surgie, n’en contienne pas moins un trésor inouï. Voilà le fondement de la religion naturelle dans la conscience humaine, en toute confiance en l’ordre divin, en toute adoration, aspirant à l’invisible. Et cette aspiration s’avère fondée : l’Invisible n’est en effet ni sourd ni muet. Voilà le fondement de la religion surnaturelle dans l’expérience de la conscience humaine qui éprouve l’action de la Grâce et de la Révélationd’en-haut. La Grâce et la Révélation sont la manifestation de l’amour paternel d’en-haut.

«Honore ton Père et ta Mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.» Exode XIX-12.

En hermétiste, j’honore les Pères et les Mères spirituels du passé de l’humanité terrestre qui ont contribué à notre vie spirituelle. Ce n’est nullement du syncrétisme, mais plutôt une action de grâce à ceux auxquels elle est due. Nier c’est tuer et oublier c’est enterrer. Honorer et apprécier c’est garder vivant. Remettre en mémoire c’est rappeler à la vie. En honorant beaucoup, l’hermétisme participe à la vie de beaucoup et avec beaucoup de vie. Voilà à quoi l’hermétisme doit sa longévité.

La Force est la vie et la longévité en est un aspect important. La Vierge est non seulement la source de l’élan créateur, mais encore de la longévité spirituelle. On ne se détourne pas impunément de Notre-Dame, qui ne se laisse ps remplacer par les déesses Raison, Évolution biologique ou Économie.

Toute tradition spirituelle vivante doit être fidèle à son impulsion d’origine, à l’essence et à la substance de la cause qu’elle a épousée, et au but idéal qu’elle poursuit.

La loi écrite est la maison de la loi orale et la loi orale est la maison de la Voix qui chuchote, qui, à son tour, est la maison de la Voix silencieuse qui est la Pensée ou la maison de la Sagesse transcendante.

Voilà le Tétragrammaton de la tradition inaugurée par les Patriarches fondée par Moïse : la révélation de Dieu par des paroles et par des actes, c’est son Iod, sa cause efficiente; la loi révélée, c’est son premier Hé, sa cause formelle; la Vierge présente la loi et la communauté d’Israël comme leur Force-Vie, sa cause matérielle; le Messie, enfin, dont la naissance est la cause finale de la tradition – alliance – mariage d’Israël, c’est le deuxième Hé.

Toute tradition spirituelle viable doit correspondre à ces conditions essentielles :

Elle doit être fondée d’en-haut; elle doit s’inspirer de l’idéal de la virginité; son but doit être impliqué dans la volonté qui l’avait fondé, tout programme humain devant être écarté.

Elle doit être fondée d’en-haut

L’impulsion d’origine d’une tradition spirituelle viable doit être donnée par la révélation explicite ou par l’action directe d’en-haut agissant avec une sorte irrésistibilité morale.

Elle doit observer les Dix Commandements

Les Dix Commandements sont bien plus qu’un code moral de la vie quotidienne : ils sont l’hygiène, la méthode et les conditions de la fructification de la voie spirituelle, y compris les différents degrés et les formes de l’ésotérisme pratique.

La mystique est l’éveil de l’âme à la réalité et à la présence de Dieu. La gnose est ce que la conscience réfléchie apprend de l’expérience mystique et de la révélation d ‘en-haut. La loi fondamentale de la gnose est de ne pas substituer à l’intuition divine l’imagerie issue de l’esprit humain ou de la nature. La magie est la mise en œuvre de ce que la conscience a reçu de la mystique et de la gnose. Or la loi fondamentale de la magie sacrée est d’agir au nom et par le nom Divin, tout en se gardant de faire du nom divin l’instrument de sa volonté propre. L’Hermétisme est la vie de la pensée dans l’organisme entier de la mystique, de la gnose et de la magie. Or la loi fondamentale est la méditation, c’est-à-dire la pratique du repos sanctifié où la pensée se tourne vers le haut.

Voilà le rôle des commandements 1-4 dans la pratique spirituelle. Lex six autres énoncent les lois fondamentales de la discipline ou culture spirituelle servant de base à la pratique des spirituelle à laquelle se rapportent les quatre premiers.

  1. Un seul Dieu tu adoreras et tu aimeras parfaitement

  2. Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement

  3. Les dimanches tu garderas, en servant Dieu dévotement.

  4. Ton Père et ta Mère tu honoreras, afin de vivre longuement.

  5. Homicide point ne seras, de fait ni volontairement

  6. Point luxurieux ne seras, de corps ni de consentement

  7. Le bien d’autrui tu ne prendras, ni retiendras à ton escient

  8. Faux témoignage ne diras, ni mentiras aucunement

  9. L’œuvre de chair ne désireras, qu’en mariage seulement

  10. Bien d’autrui ne convoitera, pour les avoir injustement.

En vérité pour avancer il faut apprendre. Pour apprendre il faut continuer. Tout progrès présuppose la continuité, la cohérence entre le passé, le présent et l’avenir. C’est ce qu’énonce «Honore ton Père et ta Mère»

«Tu ne tueras point» énonce la loi fondamentale de l’attitude constructive dans la vie spirituelle.

Tous les fruits de l’expérience humaine méritent d’être étudiés et examinés, et, selon leur mérite, d’être acceptés ou rejetés. Mais l’expérience est une chose et la foi, l’idéal métaphysique, est autre chose. L’enjeu consiste alors en des valeurs morales que l’on peut changer sans perte ou gain essentiels pour la vie de l’âme ou de l’esprit. Les religions constituent une échelle des valeurs morales et spirituelles. Elles ne sont pas égales, étant des stades d’une évolution millénaire et de la révélation successive d’en-haut. Il n’y a donc pas de religion sans valeur ou même intrinsèquement fausses ou diaboliques, mais d’autre part, il n’y a pas de religion de valeur supérieure à celle de l’amour.

L’adultère spirituel est donc l’échange d’une valeur morale et spirituelle supérieure pour une valeur morale et spirituelle inférieure.

Les seuls fruits de l’expérience humaine qui doivent être rejetés sont ceux qui sont dus au vol; on ne peut obtenir sans peine ni sacrifice des résultats dont la valeur implique un sacrifice.

«Tu ne déroberas point» est d’importance fondamentale pour la vie spirituelle. Toute école de spiritualité authentique dont se tenir au commandement qui préserve son authenticité et transpose dans le domaine spirituel la règle fondamentale du labeur agricole : tu ne récolteras qu’après avoir labouré la terre, semé et avoir attendu le temps où le fruit sera mûr pour la récolte.

«Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain»

«Tu ne convoiteras point la maison de ton voisin»

Ces commandements se rapportent à l’esprit de rivalité et se manifestent soit comme critique négative, soit comme envie. Cela veut dore que tout mouvement. Cela veut dire que tout mouvement spirituel, toute tradition spirituelle, tout école de spiritualité et tout disciple ou maître ne doivent point être mus par l’esprit de rivalité, mais par l’amour de leur cause et de leur idéal.

Les Dix Commandements constituent la loi de la vie, du progrès et de la fécondité des traditions, des écoles spirituelles et de tout individu engagé sur le chemin de la spiritualité pratique. Car les Dix Commandements, leur compréhension et leur pratique, signifient l’accord avec la nature non déchue, avec le principe de la Virginité, avec la Vierge ou la Force du XIe Arcane du Tarot :

Haec est totius fortitudinis fortitudo fortis :

quia vincet omnen remp subtitem, omnemque solidam pentrabit.

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