XII – LE PENDU

Sa position évoque le problème du rapport entre l’homme et la gravitation et des conflits que comporte ce rapport.

Chacun de nous est placé dans le système de gravitation cosmique qui détermine les possibilités et les limites de notre libertés. La Chute comme phénomène est peut bien être comprise comme le passage d’un champ de gravitation à un autre.

Or le domaine de la liberté, de la vie spirituelle, se trouve placé entre deux champs de gravitation avec deux centres différents. L’Évangile les désigne comme Ciel et Monde ou Royaume des Cieux et royaume du Prince de ce monde.

Ces désirs contraires sont des penchants par lesquels les deux champs de gravitation se manifestent. L’homme qui vit sous l’emprise de la gravitation de ce monde aux dépends de la gravitation du ciel est un homme charnel, celui qui vit dans l’équilibre des deux champ de gravitation est un homme psychique, enfin l’homme qui vit sous l’emprise de la gravitation du ciel est un homme spirituel.

C’est ce dernier qui constitue le sujet du XIIe Arcane du Tarot, car la lame représente un homme renversé. Le Pendu représente l’état de l’homme dans la vie duquel la gravitation d’en-haut a remplacé celle d’en-bas.

La tension de la solitude, voilà donc l’élément propres aux âmes sous l’emprise de l’attraction d’en-haut. L’attraction du Ciel est si réelle qu’elle peut saisir, non seulement l’âme, mais encore le corps physique. Alors le Corps emporté ne touche plus terre.

«Je suis» est la formule de la révélation dans le monde de l’essence divine de Jésus-Christ. «Je suis, n’ayez pas peur!» est donc le message du Centre ou Maître de la gravitation céleste, démontré par la main tendue à Pierre qui faillit s’enfoncer. Il y a un autre champ de gravitation que celui de la mort et celui qui le rejoint peut marcher sur les eaux, c’est-à-dire transcender l’élément agité de ce monde, le champ de la gravitation électrique du Serpent. Ce message contient, non seulement l’invitation à recourir au Royaume des Cieux, mais encore la déclaration solennelle de l’immortalité de l’âme capable de s’élever au-dessus de la gravitation engloutissante et de marcher sur les eaux.

Ego sum; nolite timere signifie : Je suis la gravitation; de même que le Soleil dans le monde visible se porte-lui-même et attire les planètes, de même que le Soleil dans le monde visible se porte lui-même et attire les autres planète, de même Je suis le vrai Soleil du monde invisible qui se porte lui-même et qui soutient les autres êtres. N’ayez pas peur, car Je suis.

Non seulement Jésus-Christ se tenait sur les eaux, mais il marchait, il se mouvait dans une direction bien définie dans le sens horizontal. Dans cette marche vers la barque de ses disciples est déjà contenue en germe son œuvre entière temporelle et éternelle, c’est-à-dire son sacrifice, sa résurrection, et tout ce qu’implique sa promesse : Et, voici, que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Il y a trois catégories de la lévitation du corps humain : le ravissement due à la gravitation céleste, la lévitation due au courant de l’électricité humaine émis volontairement (magie arbitraire) ou involontairement (médiumnité). La lévitation magique arbitraire et la lévitation médiumnique ont ceci en commun que l’une et l’autre s’effectuent par par la force électrique émanant de l’organisme humain et agissant par repoussement, ce en quoi elles diffèrent de la lévitation des saints qui est due à l’attraction d’en-haut.

Le centre duquel émane le courant nécessaire à la lévitation magique arbitraire est celui du lotus à quatre pétales (mûlâdhâra chakra) où se trouve la puissance du serpent Kundalini, la force électrique latente. Or cette puissance du Serpent peut être éveillée et dirigée, soit d’en-haut Yoga, soit en bas et au dehors magie arbitraire.

Revenons au douzième Arcane : Le Pendu, l’homme qui vit sous la loi de la gravitation céleste, et voyons ce qui signifie vivre sur terre tout en étant attiré par le champ de gravitation céleste.

La loi de la gravitation, de l’évolution en général de la vie terrestre, est l’enroulement, c’est-à-dire la coagulation de l’étoffe mentale, psychique et physique autour des centres relatifs de la gravitation, tels la terre, la nation, l’individu, l’organisme, tandis que la loi de la gravitation, de l’évolution et, en général de la vie spirituelle est le rayonnement, c’est-à-dire l’extension de l’étoffe mentale, psychique et physique à partir d’un centre de rayonnement absolu de gravitation.

Les fils de Dieu (bene ha – elohim), c’est-à-dire les entités qui vivaient dans le champ de gravitation divine, changèrent le champ de gravitation en cédant à l’attraction de la possession ou de l’enroulement et donnèrent naissance à des êtres doués d’une grande force d’enroulement, les Géants (néphelim). Ils échangèrent le rayonnement (l’état des fils de Dieu) pour l’enroulement (l’état des géants de la terre). Et depuis ce temps, le monde de l’enroulement, tend à produire le héros fort (Gibbar), tandis que le monde du rayonnement tend à faire naître le héraut du rayonnement (tsaddick) ou le juste sur la terre.

La gravitation céleste, la chair pousse l’humanité vers l’idéal de l’enroulement, c’est-à-dire de la possession, de la puissance et de la jouissance, et la gravitation céleste, l’esprit l’attire vers l’idéal du rayonnement, c’est-à-dire de la pauvreté, de l’obéissance et de la chasteté.

L’homme spirituel présente deux caractéristiques : il est suspendu et il est renversé.

L’âme est suspendu entre le Ciel et la Terre : elle éprouve une solitude complète où on est seul dans le monde, mais la solitude complète où l’on est seul parce qu’on est en dehors du monde aussi bien terrestre que céleste.

C’est le point zéro entre les champs de gravitation terrestre et céleste. C’est de ce point zéro que l’âme s’élève en contemplation des choses célestes et divines ou descend pour agir dans le domaine terrestre ou humain.

L’autre caractéristique de l’homme spirituel est d’être renversé. Le terrain solide sous ses pieds se trouve trouve en haut, le bas n’est perçu que par sa tête; sa volonté est liée au ciel sans l’intermédiaire de la pensée et du sentiment alors que c’est l’avenir qui opère dans et par sa volonté.

Le rapport normal entre la pensée, le sentiment et la volonté est que la pensée éveille le sentiment et dirige la volonté de l’Homme civilisé et éduqué.

Chez l’homme spirituel, c’est la volonté qui joue le rôle stimulateur et éducateur envers le sentiment et la pensée. Il agit d’abord, puis sent la valeur de son acte, enfin, il le comprend.

La certitude qui saisit en premier lieu la volonté et de là se répand sur le sentiment et la pensée, est précisément, ce que l’apôtre Paul comprend sous le terme de Foi (Pistis Fides). Selon lui, la foi est est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

La volonté est une force active; elle n’est pas naturellement un organe de perception. Pour qu’elle puisse percevoir, elle doit, non pas devenir passive, mais changer de centre de gravitation, c’est-à-dire se transformer et de ma volonté devenir la volonté. Seul l’acte intérieur de l’amour peut accomplir le changement du centre que la volonté sert ou autour duquel elle gravite. Au lieu de graviter autour du centre du Moi, elle peut s’orienter vers le centre Toi. Cette transformation effectuée par l’amour, est ce qu’on appelle Obéissance.

C’est par l’Obéissance que la volonté peut percevoir. Ce qu’elle peut percevoir, ce qui lui est infusé, c’est la révélation d’en haut qui l’inspire, la dirige et la fortifie.

La Foi, comme don surnaturel, est différente de la confiance naturelle, raisonnable et naturelle, qu’on met dans une autorité. Il est raisonnable et en accord avec la justice humaine de reconnaître l’autorité des experts.

Quand la volonté est unie à Dieu et quand les deux autres puissances de l’âme (pensée et imagination) sont suspendues, c’est l’état de l’âme recevant le don surnaturel de la Foi.

L’Hermétisme pratique aspire à ce que les deux autres puissances tiennent compagnie à la volonté au moment où cette dernière est en état d’obéissance complète envers le Divin; il aspire à la réalisation : «Elles (les deux autres puissances) accompagnent donc la volonté, et toutes les trois ensembles sont plongées dans la joie» Vie de Ste-Thérèse.

Ajoutons dans la joie de l’union, de la connaissance et la réalisation future de cette expérience, l’Hermétisme étant la synthèse de la mystique, de la gnose et de la magie divine.

L’Hermétisme pratique éduque la pensée, l’imagination et la mémoire à marcher d’un pas égal avec la volonté. C’est pourquoi il exige des efforts constants de la pensée et de l’imagination combinées pour penser, méditer et contempler en symboles.

L’Hermétisme est aussi un Pendu, chez-lui, la Foi prédomine dès le début et pour longtemps. C’est une tâche difficile, exigeant une ascèse intérieur de longue durée, que celle de rendre présentes la pensée et l’imagination près de l’autel où s’allume et brûle le feu de la foi. Mais avec le temps, la lacune entre la certitude de la foi et celle de la connaissance devient de plus en plus étroite. La pensée et l’imagination participent également à la révélation de la foi faite à la volonté; un jour arrive où elles y contribuent de manière égale. C’est l’événement spirituel qu’on désigne sous le nom d’initiation hermétique.

Du Bois- Raymond, Die Sieben Welträsel -1880. Ignoramus et ignorabimus, nous ne savons pas et nous ne saurons jamais, les sept énigmes du monde. Il aurait du tempérer sur l’état des connaissances :

  1. L’essence de la matière de la force

  2. L’origine du mouvement

  3. L’origine de la Force

  4. La finalité Zweckmässigkeit des êtres vivants

  5. L’origine de la sensation

  6. L’origine de la pensée et de la langue

  7. Le libre-arbitre

La certitude est par contre complète chez certains théologiens, non seulement sur ces sept énigmes, mais aussi sur la destinée de l’âme après la mort.

L’Hermétisme pratique, tout comme la mystique chrétienne, est basé sur l’expérience de la foi authentique, c’est-à-dire sur l’expérience de l’être humain renversé dans laquelle la volonté est au-dessus de l’intellectualité et de l’imagination. Son but pratique est cependant de faire de l’intellectualité et de l’imagination des compagnes égales à la volonté favorisée par la révélation d’en-haut.

Et voici comment on y parvient : on moralise la pensée en y substituant la logique morale à la logique formelle. On fait entrer la chaleur morale dans le domaine de la pensée froide. En même temps, on intellectualise l’imagination en la disciplinant avec les lois de la logique morale, c’est l’imagination exacte de Goethe.

La logique, opérant sur le mode syllogistique où deux propositions impliquent une conclusion, cède sa place de référent suprême à la logique morale de la conscience. La pensée lunaire devient solaire. C’est la logique de la Foi.

Pour la logique morale, le principe quantitatif – la partie est moins que le tout, ne vaut pas sans réserve. Le Coeur n’est pas une grande partie, mais il a une fonction vitale, dans ce cas devient la partie est égale à l’entier.

Dans le domaine où seul compte la qualité, un Juste vaut plus que la Nation entière – la partie est plus que le Tout.

On intellectualise l’imagination en la disciplinant et en la soumettant aux lois de la logique morale. Appliquer une forme d’ascèse à la vie de l’imagination pour transformer son jeu arbitraire en travail inspiré et dirigé d’en-haut, par le symbolisme.

La zodiacalisation de la volonté, par l’extase ou la mort naturelle, la solarisation de la pensée et la sélénisation ou lunarisation de l’imagination, le sacrifice des trois puissances fait par l’âme au Ciel. Ce n’est rien d’autre que les trois vœux traditionnels. La volonté, la pensée et l’imagination deviennent des réflecteurs de la Révélation d’en-haut.

La sainteté est atteinte lorsque les sept ou plus rarement les huit centres sont entièrement à la disposition du Ciel. Les Hermétistes parviennent rarement à la sainteté complète où les sept centres sont mis à la disposition du divin, leur œuvre exige des efforts qui présupposent la préservation de l’initiative humaine, et le centre frontal – lotus 2 pétales – reste à la disposition de la liberté ou de l’arbitraire humain. Prier St-Archange Michel de le restituer.

Les deux arbres, entre lesquels, se balance le Pendu, portent 12 cicatrices de branches coupées. Elles sont coupées parce qu’il est hors du champ de leur action et influence et que leur essence est en lui. Le Pendu a absorbé le zodiaque; il est devenu lui-même le Zodiaque. Il est le treizième dans la volonté duquel les Douze Serviteurs de Dieu, qui sont les douze canaux de la Volonté sont présents.

Douze est le nombre des modalités de la Volonté et de son action; sept est le nombre des modalités de base du Sentiment et de l’Imagination; trois est le nombre-loi de la Pensée et de la Parole; et un enfin le nombre du Moi qui pense, sent et veut. La Monade se révèle donc par la trinité sous-jacente à la pensée et à la parole, par le septenaire sous-jacent au Sentiment et à l’Imagination par le duodénaire sous-jacent à la Volonté et à l’Action.

La somme des nombres de la réalité – un, trois, sept et douze – est donc vingt-deux, et non vingt-trois, car UN transcende, surpasse et embrasse les autres nombres cités.

Les douze branches coupées du Pendu indiquent qu’il a réduit les 12 à 1 et que c’est lui-même, le Pendu, qui en est la seule manifestation. Il a, pour ainsi dire, avalé le zodiaque, ce qui revient au fait que sa Volonté est devenu identique à la Volonté qui se manifeste de trois fois quatre manières. Il porte en lui la synthèse des douze modalités de l’action de la Volonté fondamentale et divine, ou plutôt il est porté par elle.

Le Pendu est le 13e ,ce qui représente l’unité fondamentale des 12 modalités de la Volonté, qui sont les causes efficientes et finales du rayonnement, de l’expression, de la mobilité et de la stabilité spirituelle, psychique et matérielle.

Hymne cosmogonique Rigveda X.129. Il éveille chez celui qui le médite, le sentiment de la profondeur de l’incitation fondamental cosmique ou le sentiment de la zodiacalité.

«Ni le non-être n’existait, ni l’Être

L’espace aérien n’existait pas,

ni le firmament au-delà

Qu’est-ce qui se mouvait puissamment?

Où?

Sous la garde de qui?

Était-ce l’Eau, insondablement profonde?

«Il n’existait en ce temps ni mort, ni immortalité.

Il n’y avait pas de différenciation de la Nuit et du Jour.

L’un respirait de son propre élan,

sans qu’il n’y ait de souffle.

En dehors de Cela, il n’existait rien d’autre.

«À l’origine les ténèbres étaient cachées par les ténèbres

Cet univeds n’était qu’onde indistincte

Alors, par la puissance de l’ardeur (Tapas), l’Un pris naissance

Vide et recouvert de vacuité.

«Le Désir en fut le développement original,

désir qui fut la semence première de la Conscience.

En quêtant en eux-mêmes les Rishis surent découvrirent par leur réflexion

le lien de l’Être et du non-être

«Leur corde était tendue en transversale.

Qu’est-ce qui était au dessous?

Il y avait des donneurs de semence et il y avait des pouvoirs

L’Élan spontané (svadhâ) était en bas, le Don de Soi était en haut.»

C’est à cette sphère profonde que participe le Pendu par sa volonté. Il est le lien entre l’Être et le Non-Être, entre les Ténèbres et la Lumière crée. Il se trouve suspendu entre le potentiel et le réel. Et c’est le potentiel qui est le plus réel pour lui, que le réel proprement dit. Il vit par la foi authentique, ce que désigne le Kore Kosmou comme le Don du Noir Parfait, c’est-à-dire le don de la certitude parfaite puisée du noir des ténèbres ultra-lumineuses. Car il y a ténèbres et Ténèbres. Les premières sont celle de l’ignorance et de la cécité; les dernières sont celles de la connaissance dépassant les puissances cognitives humaines naturelles; elles se révèlent à la voyance intuitives. Elles sont ultra-lumineuses, au même titre que les rayons ultra-violets dépassent l’échelle de la vision naturelle de l’œil humain.

La certitude de la Foi découle de la rencontre vécue de la vérité et de son action persuasive et transformatrice, tandis que la certitude due au raisonnement juste n’est qu’un degré, plus ou moins élevé de vraisemblance, parce qu’elle dépend de la validité de notre raisonnement et du caractère complet et exact des données qui lui servent de base. Une donnée nouvelle peut renverser l’édifice entier de notre raisonnement; tout comme une donnée qui s’est avérée fausse ou inexacte.

Dans le cas où la volonté percevrait la révélation d’en-haut et où l’entendement lui ferait suite, c’est-à-dire dans le cas du Pendu, la certitude est absolue et aucune hérésie ne peut en résulter. Si nous entendons par hérésie des doctrines et maximes préjudiciables au Salut ou incompatibles avec les vérités de la Foi. Le Pendu peut bien être accusé d’hérésie, mais il ne peut en être l’auteur, car son élément est la Foi authentique.

La Foi authentique comporte la certitude absolue, surtout quand elle ne se limite pas à la volonté seule, mais y adjoint l’entendement et l’imagination. Alors l’âme devient le siège d’une sorte de foi – sagesse, symbolique chrétienne semblable à celle de la kabbale juive. La mère de l’hermétisme chrétien est la kabbale et son père est l’hermétisme égyptien. 29 traités du Corpus Hermeticum.

Non, les choses vécues ne s’empruntent pas. Elles se suivent, comme les générations humaines se suivent, et elles sont enchaînées que par les liens profonds, c’est-à-dire de la continuité de la vie de la tradition : des efforts, des problèmes, des aspirations et des souffrances. De même qu’une génération transmet à la suivante les organes de la connaissance et l’impulsion vitale quant à leur emploi, de même dans une tradition spirituelle comme celle Égypte – Israël – Christianisme, les stades sont pour ainsi dire, des incarnations d’âmes nouvelles qui n’héritent que des organes et de l’impulsion vitale (corps et sang) de leurs prédecesseurs.

Le domaine entier des expériences supra-sensorielles se divise en deux parties intrinsèquement différentes; l’expérience de la perception de ce qui est au-dehors et celle de la révélation de ce qui est au-dessus de l’âme ou la perception horizontale et la révélation verticale.

L’expérience trans-subjective ou vision intellectuelle de Ste-Thérèse est la projection dans l’âme de l’expérience spirituelle qui a lieu au-dessus d’elle; l’âme elle-même n’y perçoit rien; elle ne fait que réagir à ce qu’expérimente l’Esprit qui la fait participer aux fruits de son expérience.

Dans l’expérience extra-subjective ou vision imaginaire, c’est l’âme elle-même qui voit, entend et touche. Elle voit au-dehors d’elle-même avec les yeux de l’âme, c’est-à-dire non pas comme hallucination des sens corporels, mais comme une imagination mue du dehors au lieu d’être mue par son propre arbitre.

Lotus supérieurs – Esprit – Vision intellectuelle

Certitudes infuses

Lotus à 8 pétales

Esprit humain seul

Lotus à 2 pétales

Esprit humain uni à l’Esprit Saint Divin

Lotus à 16 pétale

Esprit humain uni à un autre esprit humain et hiérarchique par et dans le Saint-Esprit

Lotus inférieurs – vision imaginaire

Certitude de l’expérience de première main

Lotus à 10 pétales

Lotus à 6 pétales

Cœur Lotus à 12 pétales

Lotus à 4 pétales

3e type de clairvoyance où l’amour abolit toutes les distances et distinctions de l’espace. Certitude de la foi authentique.

Il y a des hallucinations mensongères et des hallucination révélatrices. Tout dépens de ce que l’âme extériorise par les canaux des sens corporels.

Revenons maintenant à la question du rapport entre la foi authentique et les expériences de la clairvoyance, entre l’état du Pendu et l’état du voyant, il manque la révélation.

Le Pendu, l’homme renversé dont les pieds sont en haut et la tête en bas, dont la volonté zodiacalisée est le témoin authentique des vérités des douze articles de la foi, et qui vit suspendu entre les deux champs de gravitation opposés, le Ciel et la Terre.

Le Pendu est-il le Saint, le Juste ou l’Inité?

Les trois ont en commun que leur volonté est organe du Ciel. Le Pendu peut être regardé comme l’un ou l’autre, mais il représente individuellement quelque chose qui est la synthèse de la sainteté, de la justice et de l’initiation. Le Pendu est le Job éternel, l’Éprouvé de siècle en siècles, celui qui représente l’humanité envers Dieu et Dieu envers l’humanité. Le Pendu est ce qu’il y a de véritablement humain dans l’homme et dans l’humanité.

Discours du Pendu à travers les siècles :

«Le sort de l’Homme sur terre est celui d’un soldat

Et ses jours sont ceux d’un mercenaire

Comme l’esclave soupire après l’ombre

Comme l’ouvrier attend son salaire…

Oh! Je voudrais que mes paroles fussent écrites

Qu’elles fussent écrites dans un libre;

Je voudrais qu’avec un burin de fer et du plomb

Elles fussent pour toujours gravées dans le roc…

Mon pied s’est attaché à ses pas,

J’ai gardé sa voie, et ne m’en suis point détourné…

Mais je sais que mon rédempteur est vivant

Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre…

Que je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

Je le verrai, et il me sera favorable;

Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre;

Mon âme languit d’attente au-dedans de moi.» Job

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s