XIII

Dieu et le Serpent font un récit différent sur la Mort dans la Genèse. Dieu dit : «Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras» et le Serpent dit : «Vous ne mourrez point.» Dieu est formel et le Diable aussi. Ce qui amène l’interrogation suivante : y a-t-il deux immortalités et deux morts différentes, l’une du point de vue de Dieu et l’autre de celui du Serpent?

Notre expérience empirique de la mort est la disparition des êtres vivants du plan physique. Telle est l’expérience extérieure que nous donnent nos cinq sens. Mais la disparition comme telle ne se borne pas là, elle est encore expérimentée dans le domaine de l’expérience intérieure, dans celui de la conscience.

L’oubli, le sommeil et la mort sont trois manifestations d’intensité différente d’un seul principe ou d’une seule force qui fait disparaître les phénomènes intellectuel, psychique et physique.

Outre l’oubli intellectuel, il existe un oubli psychique et un oubli de la Volonté, de même qu’il y a une mémoire psychique et une mémoire de la Volonté, en plus de la mémoire intellectuelle. Et il y a un aussi un sommeil psychique et de la Volonté en plus du sommeil organique, où l’on est couché et où l’on oublie tout y compris soi-même.

Il y a des choses qui font défaut à notre être psychique et moral. À l’absence de la Foi, de l’Espérance et de l’Amour on ne peut remédier, ni par des arguments, ni par des exhortations, ni même par l’exemple vivant. Il faut un acte de Magie divine – ou de la Grâce – pour insuffler la vie dans ce qui est mort.

La contexture de la treizième Lame du Tarot est celle de la triple manifestation du principe de la soustraction : l’oubli, le sommeil et la mort. Nous y voyons le sol noir, les touffes d’herbes bleues et jaunes, ainsi que le squelette fauchant. La Lame contient encore un quatrième élément représenté par des têtes, des mains et des pieds humains.

Il faut soustraire le Moi du corps astral, du corps éthériques et du corps physique pour comprendre les mécanismes de l’oubli; il faut soustraire le Moi et le corps astral du corps éthérique et du corps physique pour obtenir l’état de sommeil; il faut enfin soustraire le corps éthérique du corps physique pour obtenir le cadavre, c’est-à-dire la mort physique. Ces trois degrés de soustraction constituent, dans leur ensemble, le processus de désincarnation, tout comme les trois degrés de l’addition correspondantes constituent l’ensemble du processus d’incarnation.

La Faux représente l’œuvre de la soustraction. C’est elle qui symbolise la force de la désincarnation, c’est-à-dire celle qui tranche les liens.

Considérons premièrement le domaine de l’oubli et du rappel : la mémoire. Dans le domaine subjectif, la mémoire est la magie qui effectue l’évocation des choses du passé. Elle rend présentes les choses passées.

La mémoire automatique ou mécanique ne comporte guère l’acte du rappel. Le rappel arrive. Il a lieu selon les lois de l’automatisme de l’association, c’est-à-dire des ressemblances, des affinités, des contrastes…

La mémoire logique exige l’effort. Là, il faut penser pour se rappeler des choses. Dans la mémoire logique, il y a moins d’automatismes, plus d’efforts conscients.

Dans la mémoire morale, il n’y a guère d’automatisme. Là, le rappel n’est plus quelque chose qui arrive, mais bien un acte magique authentique, quoique que subjectif. C’est l’amour qui est à l’œuvre dans la mémoire morale lorsqu’elle rappelle les choses du passé. Là, c’est l’admiration, le respect, l’amitié, la gratitude, l’affection, etc. qui rendent les choses du passé inoubliables, c’est-à-dire évocables à chaque instant. Plus on a aimé, plus on se souvient par la mémoire morale. La mémoire morale, dont rien n’est exclu, est d’autant plus efficace qu’on est moins moralement indifférent. L’indifférence, le manque d’intérêt moral, est la cause fondamentale de la défaillance de la mémoire qui a souvent lieu à l’âge avancé. Moins on est indifférent, plus on se rappelle le passé, plus on est capable d’apprendre des choses nouvelles.

Mais il y a une quatrième espèce de mémoire que nous avons désignée comme mémoire verticale ou révélatrice. Elle n’est pas la mémoire du passé qui relie les choses dans le sens horizontal : aujourd’hui, hier, avant-hier etc., mais dans le sens vertical : ici, plus haut, encore plus haut, etc. C’est la mémoire qui relie non pas le présent au passé du plan de la vie physique, psychique et intellectuel, mais qui relie le plan de la conscience ordinaire aux plans des états de conscience supérieurs à celui de la conscience ordinaire. Elle est la source de la certitude Dieu, du monde spirituel avec ses entités hiérarchiques, mais aussi de l’immortalité de notre être et de la réincarnation.

La mémoire verticale est plus efficace au fur et à mesure que les trois vœux sacrés – l’obéissance, la pauvreté et la chasteté – rendent l’homme capable d’écouter, de percevoir et de recevoir les choses d’en-haut sans distorsion. La mémoire verticale n’est au fond que la mémoire morale portée à un degré plus élevée.

La mécanicité n’est pas le domaine des réponses, mais le cimetière des questions réelles. C’est la conscience qui rend compréhensible le mécanisme et l’inconscient, ce dernier n’étant que la conscience réduite au minimum et non pas vice-versa. C’est l’homme qui est la clef de l’évolution biologique de la nature et non pas la cellule primitive organique.

L’opération du rappel à la vie, ou résurrection, comporte trois stades : venir, Jésus étant arrivé, ôter la pierre et l’appel, il cria d’une voix forte. D’abord venir, venir et arriver, c’est l’activité qui cherche et trouve la dernière porte qui sépare le rappelant du rappelé, pour cela il faut venir le plus près possible du sujet à rappeler. Puis ôter la pierre. C’est l’effort qui vainc le doute, la dépression, la fatigue, le désespoir, enfin tout ce qui barre le chemin au rappelé.

Dans le monde spirituel, plus une voix est audible, forte, plus elle exprime d’effort et de souffrance. Le travail et la souffrance sont ce qui rend notre voix audible au monde spirituel et dans le monde spirituel, en y créant des vibrations suffisamment fortes. L’amour qui pleure et qui met tous ses efforts dans l’action accomplit le miracle du rappel, aussi bien de l’oublié à la mémoire, que du mort à la vie.

Il n’y a pas de liberté en dehors du miraculeux et l’homme n’est homme qu’autant qu’il vit du miracle, par le miracle et pour le miracle. Tout ce qu’on fait est miracle; tout fonctionnement intellectuel, psychique et physique de la nature, c’est-à-dire de l’automatisme humain est machine.

Toutes choses ont été faites par le Verbe, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans lui. Or toutes les choses faites par le Verbe comprennent aussi le rappel dans la mémoire verticale et morale. L’acte du rappel appartient à la sphère du faire, donc à celle du miracle et non à celle du fonctionnement.

Tout effort conscient comporte la concentration ou le recueillement et donc l’oubli conscient et voulu de beaucoup de choses qui ne se rapportent pas au sujet du recueillement. De même, les valeurs spirituelles et divines entraînent l’oubli de celles du monde phénoménal. Les trois étapes du chemin menant de l’union de l’âme à Dieu – la purification, l’illumination, la concentration – ne sont que l’histoire d’un seul effort croissant de la concentration de l’âme entière sur Dieu.

Cf St-Jean de la Croix. Le cantique spirituel, strophe XVII et La montée du Carmel.

L’oubli est le moyen de transition d’un état de conscience à un autre. Même dans le cas du sommeil, qui peut être considéré comme une extase naturelle, il faut oublier le monde du jour pour passer dans le monde de la nuit, c’est l’impuissance à oublier qui est la source de l’insomnie.

Le réveil est l’acte simultané du rappel du monde diurne et de l’oubli du monde nocturne. Le réveil serait incomplet, si l’on n’oubliait pas les expériences du monde nocturne. La nuit se mêlerait alors au jour et la conscience humaine serait gênée dans les tâches et les devoirs du jour, sa concentration entravée par la réminiscence des hantises nocturnes.

Si l’union mystique de l’âme avec Dieu est l’oubli du monde phénoménal et le rappel de Dieu, la mort est simultanément l’appel d’en-haut et l’oubli d’en-bas. Les trois étapes du chemin conduisant à l’union de l’âme avec Dieu – la purification, l’illumination et l’union – se répétant après la mort : le purgatoire est la purification (katharsis) qui précède l’illumination ou le Ciel, et le Ciel est l’état de l’âme lorsque celle-ci arrive à l’union avec Dieu, analogue à celle que les mystiques expériementent pendant leur vie terrestre.

Le culte des Saints s’explique, parce que ces derniers ont l’habitude de l’union avec Dieu et sont donc en possession de la mémoire supérieure dont parle Saint-Jean-de-la-Croix. Tout comme dans les hiérarchies célestes, les anges-gardiens ne pourraient jamais être les gardiens des hommes si leur regard était tourné vers Dieu. Ils connaissent la volonté de Dieu de manière aveugle, par l’intuition obscure de leur propre volonté, c’est-à-dire par la Foi parfait, tandis que ce qu’ils voient, c’est la terre et la vie humaine sur terre. Leur visage, de même que ceux des Saints, sont tournés vers la Terre.

La naissance peut être sainte ou naturelle, c’est-à-dire un acte de l’obéissance à la volonté divine ou bien s’effectuer à la suite d’un appel de la Terre. Une âme peut être envoyée sur Terre comme elle peut y être attirée. Lors de la naissance sainte, le souvenir du divin est la force qui accompagne l’incarnation.

La vraie mission sur terre sert la cause de l’ennoblissement et de la spiritualisation de ce qui est. Elle apporte l’impulsion qui rajeunit et intensifie la tradition. Les missions arbitraires, au contraire, visent à révolutionner le cours de l’histoire de l’humanité et à y substituer des innovations intrinsèques à ce qui vit comme tradition.

«Que votre parole soit oui, oui, non, non; le surplus vient du Malin.» Mathieu V,37. Le oui et le non sont l’essentiel de la réalité, c’est-à-dire la vérité pure et simple. Le Serpent a sa parole à lui, qui est le surplus du oui et du non. Il est en possession d’un troisième terme.

Quel est le surplus qu’apporte le Serpent. Le Serpent offre et promet, d’après le principe de l’enroulement, une cristallisation telle de l’être humain qu’il résistera à la mort et deviendra réfractaire à la mort. Cette cristallisation s’effectue par friction, c’est-à-dire par l’énergie électrique qui est produite par la lutte du oui et du non dans l’homme.

D’autres enseignent et pratiquent le rayonnement, c’est-à-dire la dé-cristallisation complète de l’être humain et sa transformation en soleil, en centre de rayonnement. « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur père.» Mathieu XIII, 43.

Le processus de la cristallisation normale est donc celui de la concrétisation du haut en bas :

Esprit
Âme
Corps

 

Le processus de la cristallisation désigné comme celui de la Tour de Babal, au contraire, a lieu de bas en haut.

Esprit
Âme
Corps

 

Le revenant existe, il est :

  1. Le revenant est une entité constituée d’énergie électrique psycho-physiologique et d’une conscience comparativement inférieure à celle d’une personne humaine normale.
  2. La conscience qui se révèle par les actions du revenant, par sa manière d’agir, est limitée et spécialisée.
  3. Si elle n’est pas alimentée, l’énergie du revenant s’affaiblit et avec le temps, elle s’épuise.

Un revenant se constitue toujours à la suite de la cristallisation, c’est-à-dire d’un désir, d’une passion ou d’un dessein d’une grande intensité qui produisent un complexe d’énergie dans l’être humain.

Le cas de l’idéal et de la méthode de la construction de la Tour de Babel ne relève pas d’une illusion pure et simple. Il s’agit d’une autre sorte d’immortalité, celle que le Serpent de la Genèse a en tête lorsqu’il dit : «Vous ne mourrez point si vous mangez du fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Car le fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal produit la friction intérieure dans l’homme lors de la lutte entre le oui et le non et cette friction à son tour, produit le feu électrique qui effectuera la cristallisation dont le produit résistera à la mort.

L’hermétisme enseigne lui aussi une cristallisation, mais de haut en bas, c’est-à-dire la cristallisation dont l’Hermétisme lui-même en tant que philosophie et savoir, est le produit, la mystique cristallisée étant la gnose, la gnose cristallisée étant la magie et la magie cristallisée étant cette philosophie et ce savoir que reçoivent le nom de l’Hermétisme. Si on fait abstraction des stades intermédiaires, on peut dire que l’Hermétisme est la mystique cristallisée tandis que l’occultisme matérialiste remplace la mystique par la science matérialiste cristallisée.

Le Serpent de la Genèse n’a pas menti, il a opposé à l’immortalité divine une autre immortalité, celle de la cristallisation de bas en haut. Il a avancé un programme téméraire visant une humanité qui serait composée de vivants et de revenants, ces derniers se réincarnant presque sans délai et évitant le chemin qui conduit du Purgatoire au Ciel.

Le danger c’est la réincarnation par la voie du revenant où l’on évite le chemin de la purification du purgatoire, de l’illumination et de l’union céleste. Il faut préparer la rencontre avec la conscience pleinement éveillée – Purgatoire – à l’expérience de la Présence de l’Éternel – Ciel – et non pas à la future vie terrestre.

Il s’agit non seulement du danger moral de l’évasion du purgatoire et de l’expérience de l’éternité, mais encore du remplacement d’une immortalité par une autre, à savoir celle de Dieu par celle du Serpent.

Le refus de prendre le chemin du purgatoire et du ciel revient au refus de retourner à la maison du Père, de rester éloigner du Père. Et c’est précisément cela qu’est la mort au sens divin.

L’Hermétisme a toujours soutenu la thèse fondamentale de toute vraie mystique, de toute vraie gnose et de toute vraie magie sacré selon laquelle il y a Vie et Mort verticale et qu’il y a une vie et une mort horizontale.

Vie

mort

Vie

Mort

 

Et que la Croix de l’humanité est celle des deux vies et des deux morts opposées. La résurrection n’est donc pas seulement le triomphe de la Vie sur la mort, mais plus encore le triomphe de la Vie sur la vie. Elle est la victoire de la verticale sur l’horizontale, du rayonnement sur la cristallisation.

Ce ne sont pas les fantômes et les revenants qui sont la source de la certitude de la survie, de l’immortalité. Cette source se trouve dans l’expérience du noyau de l’être humain et de son rapport avec le Souffle, la Lumière et la Chaleur de Dieu.

Celui qui a eu l’expérience de son noyau, c’est-à-dire qui a été une fois véritablement soi-même, traversé par le Souffle Divin, celui-là sait ce qu’est l’immortalité et qu’il est immortel.

La certitude de l’immortalité peut être absolue, c’est-à-dire ne pas dépendre de la justesse ou de la caducité des arguments, ni de la façon dont les faits extérieurs sont bien ou mal prouvés. Elle est absolue quand l’homme a eu l’expérience du noyau de son propre être et de son rapport essentiel à Dieu.

Ce n’est pas la conclusion logique ou l’argument du penser discursif qui a donné à Kant la certitude de Dieu, de la liberté et de l’immortalité, mais bien l’expérience réelle et intime qu’il a eu lorsqu’il pratiqua sa méthode transcendantale.

L’Hermétisme chrétien étant la synthèse de la Mystique, de la Gnose et de la Magie Sacrée, offre à l’humanité trois méthodes d’expérience, outre la méthode philosophique, pour arriver à la certitude de l’immortalité.

C’est en premier lieu le chemin mystique tradition de la purification, de l’illumination et de l’union, qui est volontaire et consciente des trois étapes du chemin de l’âme humaine après la mort : par le purgatoire au ciel et par le ciel à Dieu.

De même que la pratique de la concentration est l’art d’oublier et la pratique du recueillement profond ou de la méditation est l’art de dormir, de même la contemplation telle qu’on la trouve dans l’initiation authentique conduit à la maîtrise de l’art de mourir. C’est par la maîtrise de l’oubli, du sommeil et de la mort qu’on arrive à l’expérience mystique de l’âme unie à Dieu.

On ne peut se passer de la purification pour devenir gnostique, mage ou philosophe dans le sens véritable du terme. On ne peut, non plus, se passer de l’illumination dans la gnose, la magie sacrée et dans la philosophie. Et les trois puisent leur source originelle dans le contact de l’âme à Dieu. Il y a plusieurs sentiers, mais il n’y a qu’un seul chemin. Quoiqu’on fasse, on avance et croît que dans le sens de la purification, de l’illumination et de l’union. La grandeur spirituelle de l’âme se mesure par l’espérance, l’amour et la charité.

La tradition enseigne que l’archange Michel est l’archistratège de l’armée céleste, parce que sa foi, son espérance et son amour font de lui le chef. Dans le monde spirituel, c’est être moins que les autres, sujet au doute, au désespoir et aux jugements qui condamnent.

L’Archange Michel représente le Soleil, le symbole visible, l’image même de la Foi, l’Espérance et l’Amour. La Lune est représentée par Gabriel; Mercure par Raphael; Venus par Anael; Jupiter par Zachariel; Saturne par Orifiel; Mars par Samaël.

Dieu est grand par sa foi, son espérance et son amour, et la crainte de Dieu est de blesser une telle noblesse.

L’Hermétisme chrétien est fondé sur le chemin de la mystique éternelle. La Gnose c’est l’expérience mystique avec la participation de l’entendement et de la mémoire qui passent le seuil en même temps que la volonté, tout en restant en état de veille. C’est l’entraînement au moyen du symbolisme qui les rend aptes à participer à l’expérience mystique de la volonté sans défaillir.

Tout mystique est mage tant qu’il agit sous l’inspiration de son expérience mystique. La Magie sacrée est la mise en œuvre de ce que le mystique contemple et de ce que le gnostique apprend par révélation. Le philosophe hermétique tire des conclusions des expériences mystiques, gnostiques et magiques et travaille en vue de les mettre en accord avec les expériences de la vie terrestre et des sciences qui l’occupe.

La descente de la Jérusalem céleste est à la fois une méthode pratique des écoles spirituelles, l’ensemble des expériences intérieures mystiques, gnostiques et magiques des individus, la transformation graduelle de la civilisation humaine entière en une cité céleste, c’est-à-dire où les lois sont celles du Ciel, en enfin, l’œuvre de portée cosmique de la réintégration de la nature entière.

C’est la loi magique de l’histoire que le subjectif deviendra un jour objectif, que les aspirations, pensées et sentiments d’aujourd’hui, seront demain des événements de l’histoire. Celui qui sème le vent récoltera la tempête.

La Mort de l’Arcane agit en gardien d’un niveau déterminé. Elle veille à ce que le monde vital ne soit pas envahi par des émissaires du monde physique. Elle coupe, en vrai chirurgien, les membres électriques du corps physique qui paraissent au-dessus du niveau – qui est le deuil des deux mondes – où commence la région du monde vital.

La Mort est bien le principe de chirurgie dans le monde. Elle effectue l’amputation des membres devenus inutilisables, afin de libérer l’être humain entier.

La mort correspond à la chirurgie dans l’hôpital cosmique. Elle est le dernier recours pour sauver la vie. Au-dessus d’elle, il y a encore trois principes destinés à maintenir et rétablir la santé du monde et des êtres individuels qui l’habitent.

Mystique, Gnose, Magie – ou Mort

 

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