XIIII – La Tempérance

L’idée qui se présente tout d’abord à l’esprit en présence de la Lame de la quatorzième Arcane se rapporte à la polarité et aux possibilités qu’offre celle-ci pour la connaissance et pour la réalisation spirituelle – mystique – gnostique et magique de l’Hermétisme.

«L’image et la ressemblance divines coïncidaient dans le premier homme avant le péché originel. Mais leur coïncidence n’a point persisté après le péché. L’image est demeurée intacte, mais la ressemblance initiale est perdue. L’homme est, après le péché originel, dans la défiguration et la dissemblance, tout en conservant l’image. L’homme a été fait à l’image et à la ressemblance de Dieu : il possède dans l’image la liberté de l’arbitre, et dons la ressemblance a été détruite. Cependant l’homme conserve l’image. L’image peut être brûlée dans la Géhenne, mais non pas consumée : elle est entamée mais non détruite; par un tel destin, elle n’est pas abolie mais subsiste. Où que l’âme parvienne, là aussi sera l’image. Il n’en est pas ainsi de la ressemblance; elle reste dans l’âme qui accomplit le bien; dans l’âme qui a péché, elle est transformée misérablement, l’âme qui a péché est assimilée aux bêtes dépourvues d’intelligence.» Sermon sur l’annonciation. Saint-Bernard

L’image est donc la structure essentielle de l’être humain et la ressemblance est l’ensemble des fonctions ou structure fonctionnelle. La structure essentielle de l’homme indestructible est ce qui fonde la liberté de façon inaliénable et inamovible.

L’homme est libre et le demeure pour toute l’éternité sur terre, dans l’enfer, dans le purgatoire, au ciel – partout et toujours. La liberté est donc un fait absolu.

Quant à la ressemblance, c’est-à-dire l’ensemble des fonctions de l’être humain, un foyer de péchés avec ses attirances pour le mal, y a pris racine. Cette ressemblance n,est immortelle qu’au fur et à mesure qu’elle est redevenue conforme à l’image. Son immortalité est facultative.

L’Ange Gardien s’ajoute, en allié fidèle, à l’image divine en l’homme. L’Ange Gardien se charge des fonctions détruites dans la ressemblance par le péché originel, et remplit la brèche ainsi ouverte. Il se substitue lui-même aux fonctions détruites par la Chute.

Exaudi nos, Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus, et mittere digneris Sanctum Angelum tuum de coelis, qui custodiat, foveat, protegat, visitat atqua defendat omnes habitantes in hac habitaculos.

L’oraison de l’office de l’aspersion prie Dieu de daigner envoyer du Ciel son Saint Ange pour qu’il garde & soutienne; protège; visite & défende tous ceux qui sont rassemblés en ce lieu, l’Ange s’acquitte de sa charge de cinq manières. Il est donc l’étoile flamboyante, le pentagramme lumineux au-dessus de l’homme.

  1. Il garde la mémoire, c’est-à-dire la continuité au grand Passé dans le présent qui est la préparation pour le grand Avenir. C’est l’Ange Gardien qui veille à ce qu’il y ait un trait d’union entre les grands Hier, Aujourd’hui et Demain dans l’âme humaine. Il est un mémento perpétuel à l’égard de la ressemblance primordiale, de la mission éternelle assignée à l’âme dans la symphonie cosmique et de la demeure spéciale de l’âme dans la maison du Père où il y a plusieurs demeures.

  2. L’Ange gardien soutient l’effort, la quête et l’aspiration de l’âme engagée sur ce chemin. Cela veut dire qu’il comble les lacunes de l’organisme fonctionnel psychique dues à la défiguration de la ressemblance et supplée à ses défaillances, à la mesure de la bonne volonté de l’âme elle-même. Car l’Ange soutient mais ne substitue jamais sa volonté à celle de l’homme.

  3. L’Ange Gardien est parfois contraint de ne pas participer à l’activité de l’âme, lorsqu’elle est en désaccord avec l’image divine de l’âme; mais il peut parfois prendre une plus grande part à l’activité humaine, quand cette activité est de nature à le permettre, voire à l’exiger. Alors, l’Ange Gardien descend de son poste ordinaire dans le domaine de l’activité humaine. Il visite l’homme quand de telles visites sont possibles et nécessaires.

  4. Sans cesse l’Ange Gardien protège l’homme. Il supplée aux défaillances des sens humains qui sont privés de leur clairvoyance d’avant le péché originel. Il est le clairvoyant aidant le non-clairvoyant dans les tentations et dans les dangers psychiques et physiques. Il avertit, informe et aide à apprécier. Cependant ce qu’il ne fait jamais, c’est de supprimer les occasions même de la tentation.

  5. La dernière des cinq fonctions de l’Ange Gardien à l’égard de l’homme, sa défense, elle diffère des autres en ce qu’elle est tournée en haut, vers le Ciel, non plus en bas ou horizontalement. En traitant la question de la défense que l’Ange Gardien accorde à son protégé, nous nous approchons du saint mystère du cœur même de l’Ange Gardien. Ils sont les défenseurs, les avocats des hommes, vis-à-vis de la Justice divine.

L’Ange Gardien couvre de ses ailes son protégé en lui conférant ses propres mérites aux yeux de la Justice divine et en prenant sur lui ses démérites.

L’Ange Gardien défend son protégé comme une mère défend son enfant qu’il soit bon ou mauvais. C’est le mystère de l’amour maternel haut et pur qui vit au cœur de l’Ange Gardien.

En grec angeloi signifie messager. Il y a des anges qui sont des messagers, des anges avec des missions et des tâches spéciales – les Anges du Père, du Fils, de l’Esprit-Saint, de la Vierge, de la Mort, de la Vie, du Karma, des Liaisons intersphériques, de la Révélation, de la Sagesse, du Savoir, de la Discipline Ascétique et plusieurs autres.

Les Anges doivent être pensés comme des entités au sein desquelles prévaut la tendresse de l’amour maternel ou de la justice de l’amour paternel. Il ne s’agit de projeter sur le ciel la sexualité terrestre, mais bien au contraire de voir dans celle-ci une réflexion de la polarité d’en haut. Zohar.

Les Anges, y compris les Anges Gardiens, vivent et se meuvent exclusivement dans la verticale. La montée et la descente constituent la loi de leur vie, leur respiration. Ils montent vers Dieu; ils descendent vers l’humanité.

Ils sont en contemplation perpétuelle de Dieu et la présence de la lumière transcendante divine en eux enveloppe de ténèbres leur perception des sphères intermédiaires – Archanges, Principautés, Puissances, Vertus, Domination, Trônes, Chérubins et Séraphins – entre Dieu et l’humanité. C’est la sphère de cette dernière et de leur protégé qu’ils voient, là où ils exercent leur clairvoyance, dont l’homme qui l’a perdue, a besoin pour sa protection.

Le côté tragique de l’existence angélique – cette génialité n’éclate que lorsque l’homme a besoin d’elle, lorsqu’il donne lieu au rejaillissement de ses lumières. Si l’homme ne le demande pas, s’il se détourne de lui, l’Ange n’a aucune raison d’avoir une activité créatrice. Un Ange qui existe pour rien, c’est une tragédie dans le monde spirituel.

Dans l’Hermétisme chrétien, la libération de l’Ange Gardien se produit lorsqu’il est libéré – souvent afin de s’acquitter de missions nouvelles – lorsque l’âme a acquis la disposition dans sa partie de ressemblance pour l’expérience du Divin plus intime et plus immédiate – et qui correspond à un autre degré hiérarchique. Alors, c’est l’Archange qui remplace l’Ange Gardien libéré. Les hommes dont l’Ange Gardien est l’Archange n’ont pas seulement des expériences nouvelles du Divin dans leur vie intérieure mais ils reçoivent par ce même, une vocation objective nouvelle. Ils deviennent représentants d’un groupe humain – d’une nation ou d’une communauté karmique.

L’Archange peut lui aussi être libéré et remplacé par une entité de la hiérarchie des Puissances ou Elohim. Alors, l’homme devient représentant de l’avenir de l’humanité. Il vit à présent ce que l’humanité aura à expérimenter des siècles plus tard. Ce ne sont pas seulement leurs paroles, mais leur vie elle-même qui était prophétique. Moïse – Élie – David.

L’Elohim gardien peut être remplacé par un Séraphin. C’est lui qui enseigna à Saint-François la crucifixion qui lui valut les stigmates. Il représente plus que l’humanité; l’humanité divinisée, l’homme-Dieu, Jésus-Christ lui-même. Cf St-Jean-de-la-Croix.

Les stigmates ne sont pas toujours visibles. Il y a des stigmates tournés au dehors et d’autres tournés en dedans – mais tous ceux qui sont sous la garde des Séraphins portent des stigmates visibles ou invisibles, car ils représentent le Christ.

Il n’y a pas lieu de craindre que la moindre entrave à cette union de l’âme avec Dieu puisse jamais être causée par des entités spirituelles gardiennes de l’âme humaine. Au contraire, elles font tout ce qui est possible pour que l’âme s’unisse à Dieu dans l’intimité complète, avec authenticité et liberté parfaite.

Les ailes de la femme du XIVe Arcane et des entités hiérarchiques expriment le désir de porter plus loin le sens du toucher, le portant au-delà de son orbite ordinaire circonscrite par la peau. Les organes d’action ne sont que la volonté cristallisée.

Les ailes sont aussi une volonté extériorisée, une volonté devenue organe. C’est la volonté du mouvement selon la croix, non seulement celui de l’expansion sur un plan, mais aussi celui de l’élévation à un autre plan.

Tout cela se rapporte à l’organisme corporel entier, c’est-à-dire aussi bien aux corps physique, éthérique et astral qui ont chacun leurs ailes.

Chez l’Ange, contrairement à l’oiseau, le vol n’est pas une opération mécanique, mais une opération magique de l’établissement du contact avec la gravitation céleste, c’est-à-dire avec l’attrait divin. Il n’emploie pas ses ailes contre la gravitation terrestre, mais pour se mettre en contact avec la gravitation céleste. Ce sont les touches de l’amour divin que l’Ange cherche et trouve au moyen de ses ailes et qui l’élèvent en extase à une sphère supérieure.

Or les deux ailes angéliques sont les liens de l’Ange avec le Sabbat éternel et avec la Créativité éternelle de Dieu, ou, en d’autres termes avec la Gnose divine et la Magie Divine. Et c’est au moyen de l’aile gnostique (ou gauche) que l’Ange est en contemplation de la Sagesse divine et c’est au moyen de l’aile magique (droite) qu’il est actif en qualité de messager ou d’Ange.

Les ailes astrales et éthériques chez l’homme signifient un degré plus ou moins avancé de la récupération de la ressemblance divine. Car l’homme d’avant le péché originel avait bien des ailes en partage.

Or, c’est la prière, sans cesse établie dans les corps psychique et vital, qui constituent les courants dirigés de haut dans ces corps et qui peuvent aboutir à la formation des ailes. Je dis qu’ils peuvent, parce que la formation des ailes exigent encore quelque chose de plus : c’est le courant d’en haut qui se meut à la rencontre de celui d’en bas. Les ailes ne se forment que lorsque les deux courants – de l’effort humain et de la grâce se rencontrent et s’unissent.

La présence des ailes authentiques et légitimes dans l’inconscient humain n’est pas sans effet sur la conscience de l’homme elle-même. Elle se manifeste surtout et en général comme une orientation constante de la conscience vers Dieu.

Ce sentiment se cristallise en deux convictions inébranlables : on peut tout supporter pour Dieu, et on peut tout accomplir avec Dieu. Le martyr et la thaumaturgie sont les deux colonnes sur lesquelles la foi repose et par lesquelles elle a conquis le monde antique. Or c’est l’aile gnostique qui prédispose la conscience au martyre et c’est l’aile magique qui la prédispose à la thaumaturgie. L’homme ailé est donc prédisposé à l’héroïque et au miraculeux.

Les ailes sont le contraire des jambes, parce qu’elles sont les organes du contact avec le Ciel, tandis que les jambes sont ceux du contact avec la Terre. Quant aux bras, ils se rapportent à l’horizontale, c’est-à-dire aux champs d’attraction mutuelle des être qui se rencontrent. Si la loi des ailes est l’Amour de Dieu, celle des bras est l’Amour du prochain et la loi des jambes est celle de l’Amour de la nature terrestre.

Le problème des fluides est celui du fonctionnement dynamique de l’être humain entier, c’est-à-dire corporel, psychique et spirituel.

Le principe sous-jacent à ce système de circulation totale est la ressemblance divine. Et comme c’est elle qui subit l’effet défigurant du péché originel, c’est la mission de l’Ange Gardien de veiller à ce que le système de circulation totale fonctionne de manière aussi saine que possible. L’Ange Gardien s’est donc chargé du fonctionnement du système de circulation spirituel – psychique – corporel, c’est-à-dire de la santé et de la vie de l’être humain entier.

Le système en question comprend plusieurs centres actifs – les lotus – mais le fonctionnement harmonieux de tous de ces centres dépend d’une seule chose, d’un seul acte qui a lieu à la position clef : c’est le courant qui constitue le rapport entre l’image et la ressemblance dans l’homme et l’Ange Gardien, qui garde la juste mesure dans le rapport entre l’image et la ressemblance.

La Tradition a donné le nom de la Tempérance au XIVe Arcane du Tarot, car il s’agit de la mesure dans le rapport fluidique entre l’image et la ressemblance, mesure nécessaire pour la vie et la santé.

Ora et Labora ne peut être remplacé par aucune autre formule. Car on ne peut vivre sans contemplation ni sans action.

La tempérance, comme exercice spirituel signifie la tâche de saisir le rapport entre l’image ou la Monade et la ressemblance ou la personnalité phénoménale, et l’Ange Gardien ou la grâce individuelle. Cela veut dire qu’il faut trouver la source, le courant et la direction de la vie intérieure, en saisir la nature et le rôle – et travailler et vivre conformément à cette connaissance.

La larme, la sœur et le sang sont trois substances du triple Mystère mystique – gnostique – magique de l’Homme. Être touché d’en haut, c’est la larme; l’effort de se conformer à ce qui est en haut, c’est la sueur; et le mariage consommé de la grâce d’en haut et de l’effort d’en bas, c’est le sang.

La larme coule entre les deux vases – de l’image et de la ressemblance – que tient l’Ange Gardien du XIVe Arcane.

Le fait qu’il y ait des larmes de douleur, de joie, d’admiration, de compassion, de tendresse, etc., signifie que la larme se produit par l’intensité de la vie intérieure. Elle se verse – intérieurement ou extérieurement, peu importe – lorsque l’âme mue par l’Esprit ou par le monde extérieur, éprouve un plus haut degré d’intensité dans sa vie intérieure.

L’âme qui pleure est donc plus vivante, plus fraîche et plus jeune que celle qui ne pleure pas.

Le don des larmes a toujours été considéré par les maîtres de la spiritualité chrétienne comme une grâce du Saint-Esprit, car c’est grâce à ce don que l’âme se dépasse et s’élève à un degré d’intensité de vie qui est bien au dessus de celui qui lui est coutumier.

Il y a trois modes principaux de l’expérience spirituelle authentique : al vision, l’inspiration et l’intuition ou perception des phénomènes spirituels, communication spirituelle et identification spirituelle. La vision nous présente et montre les choses spirituelles, l’inspiration nous en infuse la compréhension et l’intuition nous en révèle l’essence par voie d’assimilation avec notre essence.

Il y a trois modes de voir la Croix : le Crucifix, la Rose-Croix et la croix dorée portant la rose d’argent.

Le crucifix est le plus grand trésor de la vision : c’est la vision de l’amour divin et humain.

La croix noire où la rose s’épanouit est le trésor de l’inspiration, c’est l’amour divin et humain qui parle dans l’âme.

La croix dorée portant une une rose d’argent est le trésor de l’intuition : c’est l’amour qui transforme l’âme.

Mais le Mystère de la Croix est un et indivisible:P quiconque n’adore pas le Crucifix, ne pourra s’en inspirer au point de l’accepter, encore moins de s’identifier avec elle (intuition). Il ne s’agit que d’une seule Croix, un seul mystère chrétien indivisible.

On ne peut ni ne doit séparer la sueur mortelle du Crucifix, de la larme inspiratrice de l’acceptation de la Croix (Rose-Croix) et du sang transmuté par l’identification avec la Croix dorée portant la Rose d’argent. Le mystère de la sueur, de la larme et du sang est un et indivisible.

L’inspiration est le principe agissant dans le pleur. De même que le pleur, l’inspiration se manifeste comme un courant entre deux vases. Il s’agit d’un courant qui se produit entre le Moi supérieur ou l’Image et le moi inférieur ou la Ressemblance. Il s’agit du courant qui résulte de la collaboration simultanée de l’œil (ou oreille) supérieur et de l’œil (ou oreille) inférieur.

La technique de la vision repose sur l’empreinte passive que seul le moi inférieur reçoit d’en haut. Comme il ne s’agit pas de collaboration de deux entendements, il se peut que le moi inférieur, la personnalité, expérimente une vision sans la comprendre. Et celle-ci peut rester longtemps incompréhensible.

L’intuition est également due à un seul principe actif, mais le moi inférieur s’identifie ou au Moi supérieur, c’est-à-dire s’élève à lui et s’efface en lui jusqu’à ne devenir que présence passive et muette. Et c’est alors le Moi supérieur seul qui opère.

L’Arcane pratique de l’inspiration consiste à savoir être actif et passif à la fois. Actif en ce qui concerne la question ou la demande; passif en ce qui concerne la réponse ou la solution. Il faut la simultanéité de l’activité de la pensée et de l’imagination et la passivité de l’attente.

Penser ensemble veut dire penser à genoux, s’abaisser devant l’autre, diminuer afin qu’Il croisse. C’est la pensée-prière ou la prière-pensée.

Ni les exercices de concentration du raja-yoga, ni les exercices de respiration et autres du hatha-yoga ne nous apporterons l’inspiration. C’est humilité seule, due à la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, qui rendra capable d’inspiration.

La faim et la soif de la vérité – qui comprend Dieu, le monde et l’humanité – sont pourtant sous-jacentes à l’inspiration qui tombent sous la Loi du Ora et Labora. L’Hermétiste ne sera pas inspiré s’il n’est pas humble. Mais il ne le sera pas davantage s’il n’apprend pas l’art de s’oublier soi-même.

Cher Ami Inconnu, dites vous que vous ne savez rien et dites vous en même temps que vous pouvez tout savoir, et muni de cette sainte humilité et de cette sainte présomption des enfants, plongez-vous dans l’élément pur et fortifiant du penser ensemble de l’inspiration! Qu l’Ange ailé soit présent dans cette entreprise qui est la vôtre et qu’il tienne les deux vases d’où coulera l’inspiration!

L’Arcane de l’inspiration est d’une importance pratique vitale, non seulement pour l’Hermétisme, mais encore pour l’histoire spirituelle de l’humanité en général.

C’est l’inspiration qui constitue la communauté hermétique. C’est en elle que tous ses membres se rencontrent; elle est le lien qui les unit. La communauté de l’inspiration, telle est en réalité la communauté des hermétistes.

«Au Commencement était le Verbe» n’est pas seulement la loi du monde, mais encore la réalisation de l’inspiration dans toute biographie individuelle. Et la communauté entière des Hermétistes vit sous cette loi, sous la loi de l’inspiration.

Le sort des hermétistes ne diffère de celui de tout être humain qu’en ce que les premiers ont faim et soif de la connaissance compréhensive de ce que les autres ne font que subir. Leur sort ne comporte aucun privilège. Bien au contraire, les hermétistes sont chargés d’un devoir de plus, notamment, le devoir intérieur de comprendre cet ensemble de miracles et de désastres que sont la vie et le monde.

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